mardi 13 janvier 2009

Un ange aux ailes de feu


Sylvie GERMAIN – Magnus

Roman
Folio, 2005, 265 pages

Une mémoire brisée. Un ours en peluche aux yeux de renoncules et à l’oreille roussi pour témoin. Des visions foudroyantes. Orange, feu, rouge, éclair, troublantes sensations flamboyantes. Un homme, un livre, une ville, une fièvre, une langue inconnue. Une amie, amante, complice, attache au présent. Une jambe boiteuse, une mémoire bancale : un homme en hibernation. Des abeilles. Un livre neuf pour seul bagage.

Comment résumer Magnus ? Une histoire dense, intense, pleine d’éléments essentiels. Sylvie Germain nous entraîne dans le centre de gravité d’une quête d’identité obstinée. Les images, les questions gravitent autour de nous à une vitesse étourdissante. On est balloté dans les divers refuges trouvés par Magnus. On est secoué par les mystérieux fragments de sa mémoire. Quand s’apaisera-t-il ? Au point de non-retour, au sacrifice ?
Ce livre possède une réelle force de par ce qu’il interroge. De plus, la forme du texte est originale et est en parfaite cohérence avec le fond. Lorsque les mystérieux fragments s’imbriquent pour former de nouvelles réponses, Magnus rebondi et nous à sa suite.
Les derniers passages du livre m’ont particulièrement émerveillée. Je les ai relus, savourés. L’issue est osée mais à la hauteur de ce qui la précède.
Enfin, le style de l’auteur est remarquable de poésie, tout en images. Mélodieux.

Extrait à savourer : « Ainsi va Magnus dans sa solitude du Morvan, nouant des amitiés posthumes auprès de tombeaux, des amitiés muettes avec tel ou tel arbre, tel bœuf ou telle brebis croisés au bord d’un pré, des amitiés fugaces avec des nuages, des chuchotements de sources, des odeurs de terre, de vent. Des amitiés à fleur d’instant. »

lundi 12 janvier 2009

Têtue comme une bourrique !

L’échange
Réalisé par Clint Eastwood
Avec Angelina Jolie, John Malkovitch...

L’échange est inspiré d’une histoire vraie, vécue dans la Los Angeles des années 20. Le film nous montre une ville corrompue jusqu’à la moelle : la police menace ses habitants au lieu de les protéger. Et c’est malheureusement dans ce contexte que naît le drame qui touche Christine Collins. Un matin, alors qu’elle pensait pouvoir passer le week-end avec son fils Walter, elle est appelée à son travail. Lorsqu’elle rentre chez elle, celui-ci a disparu. Après l’avoir recherché dans tous les recoins possibles du quartier, elle appelle la police.
Au bout de quelques mois, on l’informe que son enfant a été retrouvé. Dans une gare bondée de journalistes et d’officiels, un garçon de neuf ans qui prétend être Walter Collins lui est rendu. Mais Christine sait d’emblée que la police s’est trompée : il n’est pas son fils !
Malgré les différentes stratégies de manipulation mentale pratiquées par la police et son pseudo médecin-psychologue, qui tente de la « rassurer », Christine reste ferme dans sa demande : « Retrouvez MON fils ! ». Mais les hauts gradés sont tout aussi tenaces lorsqu’il s’agit de faire taire les gens simples qui deviennent gênants en réclamant justice corps et âme. La solution est immonde mais terriblement efficace lorsqu’il s’agit de pousser quelqu’un à douter de lui-même !
Christine va faire preuve d’un extrême courage pour rester digne car elle est une femme entière, une mère assoiffée de justice pour son enfant. Elle trouvera dans cette lutte le soutien d’un pasteur qui dénonce ouvertement et tente de combattre la corruption qui envenime Los Angeles. A moins que ce ne soit ce pasteur qui trouve un soutien en Christine, la poussant à intensifier sa lutte, pour servir ses propres intérêts ?

Un film très fouillé où l’enquête et la gestion du « cas Collins », malgré les méthodes hallucinantes employées, nous paraissent réalistes. L’attente innommable vécue par la mère est fort bien formulée par les images. On suit Christine avec tendresse, avec révolte. L’incompétence et l’indifférence des autorités de l’époque, en ce lieu donné, est effrayante au vu de la macabre découverte qui sera faite, par hasard, par un officier au cours d’une banale enquête. Le temps qu’ils consacrent à protéger leur carrière aura coûté la vie à plusieurs enfants.

Christine (Angelina Jolie) dans l’attente d’une réponse qu’elle n’aurait jamais dû espérer.

dimanche 11 janvier 2009

Bonne année mes gins !

Meilleurs voeux pour 2009, accompagnés d'une photo prise par B. le 2 janvier din ch'nord. Quel courache parce qui fso fro vindiouss ! (traduction : Quel courage parce qu'il faisait froid vindiouss !)

vendredi 9 janvier 2009

Un parcours dévoilé

Persepolis
Réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud

Le film d’animation Persepolis est une adaptation de la série BD homonyme, écrite et dessinée par Marjane Satrapi. L’histoire, inspirée par la jeunesse de la dessinatrice, débute en 1978, à Téhéran ; Marjane a alors huit ans. Elle est cajolée au sein d’une famille moderne et cultivée qui supporte avec tendresse ses débordements d’enthousiasme. C’est une enfant joyeuse et vive d’esprit qui n’hésite pas à se mêler des conversations politiques. Ce qui nous donne des scènes assez cocasses. Elle se rêve en prophète superhéros qui a réponse à tous les maux de la planète ; réponses commençant invariablement par «Tout le monde devra… » et «Il sera interdit de… ». Les enfants ont une capacité au mimétisme assez surprenante car souvent pleine de justesse ! Et lorsque sa grand-mère, dont Marjane est très proche, lui demande ce qu’elle compte faire pour que les vieilles femmes comme elle ne souffrent plus, celle-ci répond avec aplomb : « Ben ! Ce sera interdit ! ». Savoureux !

La petite fille suit attentivement les évènements qui mèneront à la révolution puis, à la chute du Chah d’Iran . L’exaltation laisse vite place à l’inquiétude car s’instaure une République islamique. Débute le temps des « commissaires de la révolution » qui contrôlent tenues et comportements. Marjane, qui doit porter le voile, se voit alors révolutionnaire. Elle se confectionne un joli sweat avec pour inscription au dos : « Punk is not ded » (non, non, pas d’erreur à « ded ») et s’achète des cassettes d’Iron Maiden vendues sous le manteau !
Avec la guerre contre l’Irak, il faut faire face aux bombardements, privations et disparitions de proches. La répression intérieure s’accentue. Bref, dans un contexte qui devient de plus en plus menaçant, l’esprit critique de Marjane pose problème. Pour la protéger, ses parents l’envoient à Vienne, en Autriche. A quatorze ans, Marjane découvre la liberté, l’amour mais, rapidement aussi, la solitude et la différence.

Le fait qu’il s’agisse d’un film d’animation n’enlève rien à l’intensité de l’histoire. Malgré un style assez minimaliste, les personnages ont énormément de relief et l’émotion nous gagne autant que face à des acteurs de chair et de sang. Personnellement, j’ai un faible pour le dessin épuré, exempt de détails superflus plombant l’essence du récit. La majorité du film étant des souvenirs de Marjane, il se déroule en noir et blanc, ce qui m’a encore plus fasciné. Comme pour la photo, il me semble que le noir et blanc met en avant l’aspect émotionnel d’un instant, d’une histoire.
Les dialogues sont riches d’enseignements sur cette période de l’histoire de l’Iran. Mais ils surprennent surtout par l’humour employé à montrer le ridicule d’une situation. Je pense notamment à l’intervention que Marjane fait à la fac, contrant le discours obscur des islamistes ! Un instant de lucidité exquis !Bref, un film instructif, drôle et surtout doué d’autodérision, un phénomène rare.

Marjane présentant son programme de prophète à sa grand-mère.

mardi 6 janvier 2009

Sombre conte

Le Labyrinthe de Pan
Réalisé par Guillermo Del Toro
Avec Ivana Baquero, Sergi Lopez, Maribel Verdu...
Conte fantastique (plutôt sombre !)

Ofélia est une jeune fille passionnée par la lecture des contes de fées. Il est heureux de pouvoir se réfugier dans un monde enchanteur lorsque tout nous effraie dans la réalité. L’histoire se déroule dans l’Espagne de 1944. Carmen, sa maman, s’est récemment remariée à un homme terrifiant, Vidal, obsédé par le temps et capitaine de l’armée franquiste. Etant enceinte, elle se voit obligée de rejoindre son mari là où il se trouve, un poste militaire perdu dans la forêt. Ofélia vit très mal cette nouvelle vie à proximité de cet homme. Comme elle se promène autour de la grande maison familiale, elle découvre un mystérieux labyrinthe. Elle y rencontre Pan, un faune qui garde les lieux et qui lui révèle qu’elle n’est autre que la princesse disparue et tant attendue d’un royaume enchanté ! Mais pour prouver que son long passage dans le monde des humains n’a pas dénaturé son cœur, elle doit subir trois épreuves auxquelles elle n’est absolument pas préparée… personne n’est d’ailleurs préparé à la dernière épreuve.

Un film bouleversant ! Je crois bien que celui-ci m’a marquée au fer rouge ! J’ai beaucoup aimé les décors et l’ambiance sombre qui m’ont rappelé l’univers de Tim Burton. Les personnages d’Ofélia et de Mercedes sont beaux, intenses. Leur relation de protection mutuelle m’a particulièrement touchée. Le film contient plusieurs scènes de violence qui rappellent invariablement ce qu’un homme est capable de faire subir à un autre homme. Elles m’ont assez perturbée ; en a découlé un débat quasi philosophique sur la nature humaine ! Heureusement, mon ami est toujours prêt à réfléchir avec moi. Ca peut sembler inutile et pourtant, ça m’aide à avaler les images car elles me permettent de m’interroger et d’avancer dans l’éclairement d’une zone inconcevable.

Cet arbre, entre autres détails, m'a rappelé l'univers de Tim Burton.

Ofélia et le livre magique, confié par Pan, qui la guidera dans ses trois épreuves.

Ofélia menacée par son beau-père, le capitaine Vidal, un homme d'une extrême cruauté.
(Photos pêchées sur http://www.allocine.fr/)

vendredi 14 novembre 2008

Insondable Wittkop...

Gabrielle WITTKOP, est née à Nantes le 27 mai 1920 et décédée le 22 décembre 2002 à Francfort-sur-le-Main. Elle est l'auteure d'une littérature dérangeante, macabre, bien souvent au-delà de toute morale. Son style riche et remarquable, ainsi que ses centres d'intérêt, font d'elle la digne héritière du Marquis de Sade, de Villiers de l'Isle Adam, de Lautréamont, d' Edgar Allan Poe, mais aussi de Marcel Schwob. (source : Wikipédia)

Gabrielle WITTKOP – Sérénissime assassinat
Roman
Points, 2001, 122 pages

Venise, janvier 1796.
« − Ne peut-on lire sans être dérangé à tout bout de champ ?
Debout devant lui, la Rosetta tortille son tablier :
− C'est que Signor... votre femme est morte...
− Encore ?! »
L'histoire d'Alvise Lanzi nous entraîne dans la Venise du siècle des Lumières, une ville de miroirs et de labyrinthes. Comme un reflet dans un miroir d'eau, c'est une ambiance trouble qui règne dans la maison Lanzi. Pour la quatrième fois en trente ans, Alvise est catapulté dans l'état de veuvage...
« Cachez ces taches. Elle a terriblement souffert. »
Quatre épouses mortes dans de mystérieuses circonstances et d'atroces convulsions.
« On ne peut décemment pas lui laisser le visage découvert. »
Cet enchaînement suscite bien des murmures et des interrogations.
« N'oublions jamais les leçons de l'Antiquité, si bien versée dans la science des herbes. »
On soupçonne l'entourage d'Alvise, puis Alvise lui-même...

Gabrielle Wittkop définit Sérénissime assassinat comme « roman-mystérieux », qui demeure inexplicable jusqu'à sa fin rationnelle. Au delà de la recherche du coupable, l'intérêt du récit se trouve dans l'excellente restitution d'une ambiance fantasque et dangereuse, le style baroque et raffiné de l'auteure aidant. Voilà pour la forme, pleine d'esthétisme, mais d'une beauté vénéneuse.
Et c'est là qu'on aborde le fond... mais nous naviguons en eaux troubles avec cette auteure ! Au cours de mes humbles recherches sur cette dame, j'ai souvent croisé les termes de « divine Wittkop ». Intriguant ! lorsqu'on a soi-même ressenti tout au long d'une lecture, le souffle d'une extrême arrogance ! L'auteure se présente au début du récit sous le couvert du « joueur de bunraku faisant agir ses marionnettes ». Ce qui est compatible avec le mépris dont elle fait preuve envers ses personnages ; le pire étant lorsque le personnage s'avère être un enfant. Mais elle revient à plusieurs reprises sur cet état de chose comme pour mieux avérer sa toute-puissance. Toute personne se fait démiurge de l'imaginaire lorsqu'elle crée un univers et ses personnages mais l'auteur a souvent la subtilité de se faire le plus petit possible pour mieux laisser évoluer cette création. Or dans ce livre, la présence de Gabrielle Wittkop est trop lourde. D'ailleurs, puisque nous sommes entraînés dans la ville des miroirs, ne peut-on remarquer comme son visage est partout présent ? Je l'ai vu en Ottavia Lanzi, le personnage, soit-dit en passant, le moins maltraité de l'histoire. Un passage fait écho aux différentes informations piochées çà et là sur l'auteure : « Elle [Ottavia Lanzi] dirige sa pensée dans l'esprit des Lumières mais fort à l'encontre de ce qu'il y a en elle de sombre, de chtonien, d'archaïque, de toutes ses ivresses de vieille pythie. »
Sans surprise, l'écriture de Wittkop se fait perverse jusqu'au bout des lettres. Plane une sombre délectation pour la souffrance de l'autre considéré comme objet de jeux malsains. L'aversion totale de l'auteure pour les enfants est clairement exprimée dans certains passages. Alors, pendant que d'autres la considèrent comme « divine », moi je me demande comment peut-on autant détester les enfants lorsqu'on l'a été soi-même (c'est inévitable). Mais elle se plaît à dire dans une interview à propos de son enfance et des enfants de son âge : « Ils étaient bêtes, inférieurs à moi. Moi, j'étais déjà une adulte, comprenez-vous. J'ai toujours été une adulte. » Un bel esprit certes, érudit et inventif, mais un peu à côté de la réalité.
J'introduis plusieurs éléments concernant l'auteure car il est difficile de ne pas s'interroger et chercher à mieux comprendre une écriture si pleine de perversité.

Pour conclure, Sérénissime assassinat reste une lecture intéressante pour son « originalité » de forme : l'ambiance sombre et pesante, l'écriture raffinée et poétique. Mais une profondeur qui gravite autour d'un nombril : noirceur de l'âme, perversité, extrême arrogance... Narcisse dispose et se contemple dans les différents miroirs de cette histoire et on s'en lasse. A ce niveau, rien de nouveau sous le soleil.

mardi 28 octobre 2008

Forêt de St-Germain-en-Laye

Certaines photos sont un peu sombres mais il faut composer avec la réalité de l'automne. Si cette saison nous offre une belle palette de couleurs, elle est en revanche moins lumineuse que l'été.


En témoignage ce ciel aussi opaque qu'un couvercle de boîte à chaussures ! Il semble prendre appui sur les arbres presque entièrement dénudés et qui paraissent de ce fait plus fragiles. Est-ce à ce moment que le ciel nous tombe sur la tête ?


J'ai dû enfreindre le fameux "pelouse interdite" pour photographier cette arbre de près. Mais qu'est-ce qui est interdit au juste ? "Pelouse interdite" ! Et pourtant elle pousse la pelouse ! On peut interdire à la pelouse d'être avec un désherbant mais tenter de la dissuader avec un panneau...


Un tronc immense couché au sol. Je l'ai osculté mais n'ai point entendu les battements de son coeur. On ne se refroidit pas immédiatement après que la vie se soit évaporée de nous, ainsi ce tronc n'était pas encore sec. Pourtant abattu, coupé de ses racines, doit-on le considérer comme du bois mort ? Il était cliniquement mort...


Les feuilles de cet arbre étaient toutes rondes et de plusieurs couleurs. Elles m'ont fait penser aux gommettes qu'on utilise enfant.
Vous aurez remarqué comme parler de la mort nous incite irrémédiablement à évoquer des sujets plus enjoués. Passer du coq à l'âne. Passer de la mort à l'enfance ou le début de la vie.


Ce chemin était goudronné mais heureusement tapissé de feuilles craquantes. Lorsqu'on se trouve emmitouflé dans la forêt, une perspective de lumière reste appréciable (ici au centre de la photo).


Cette photo est assez grise mais on y voit de nombreux détails (plus que sur la deuxième que j'ai prise du même sujet et surexposée). Les plus fines branches me font penser au duvet qu'il y a sur les plumes des oiseaux.


B. a eu la gentillesse de s'occuper de faire correctement poser le scarabée avec un support choisi, une feuille jaune, pour faire ressortir les détails de la bête !


Hi ! hi ! Le scarabée en train de se casser la figure ! Ne vous inquiètez pas ! Sa chute fut amortie par les coussinets mouelleux de B.


"Mon cher Dupont, je crois qu'il est mort le soleil !
- Je dirais même plus, cher Dupond, il semble qu'il sort le moleil !"


Et en effet, Dupond avait raison, le moleil s'est enfin montré, est sorti de son camouflage gris, pour éclairer la mare aux canes.


On ne le voit que très peu mais le banc était squatté par un corbac (tache noire sur le dossier du banc). Chaque fois que des promeneurs quittaient un banc, un corbeau allait mener ses investigations sur les lieux désertés, espérant y trouver quelques mets abandonnés...


Bouquet de champignons éclairé d'une douce lumière rasante. La lumière de l'automne est vraiment très agréable car douce, comme tamisée. Elle n'affadit pas les couleurs et n'écrase pas les formes des sujets comme le fait la lumière zénitale de l'été. Au contraire, cette lumière rasante donne du relief aux champignons et ils n'en sont que plus beaux.


Les fougères asséchées se replient sur elles-mêmes et inspirent par leurs postures d'étranges créatures.


Celle-ci me fait particulièrement penser à un animal-machine, un cheval en armure, animal qui a d'ailleurs, bien malgré lui, participé à presque toutes les guerres de l'humanité.


Pourquoi cette rangée d'arbres me fait-elle penser à la vitrine d'un coiffeur où l'on peut apercevoir une rangée de femmes sous casques séchants ? Certainement parce que la coupe de ces arbres est bien entretenue par la mairie. En arrière-plan, le château de Saint-Germain-en-Laye qui est aussi le musée des Antiquités nationales.